Samedi 10 mai 2008

Le 15 mai, les fédérations syndicales de la fonction publique appellent à la grève contre les restructurations, les suppressions massives d’emplois et pour l’augmentation des salaires. Les lycéens et lycéennes seront, également, massivement, dans la rue contre les suppressions de postes de profs.

Faire échec au gouvernement : les raisons sont nombreuses !

Le gouvernement dans son projet de suppression massive d’emplois dans la fonction publique, pour, rappelons-le, soi-disant renflouer les caisses de l’Etat, multiplie les attaques. Avec, en particulier, des restructurations à la hache : changement de métier, mobilités géographiques imposées et, également, des attaques frontales sur la garantie de l’emploi.

Dans l’Éducation nationale, le gouvernement prévoit 17 000 suppressions de poste en 2009 après les 12 000 en 2008.

A travers ces « réformes », c’est l’ensemble des services publics qui sont attaqués : nous sommes toutes et tous concernés en tant que salariés et en tant qu’usagers !

Dans le privé, les salariés combattent toujours les suppressions d’emplois et les fermetures de sites dans des entreprises, qui, souvent, font des profits. Et, également, depuis de nombreuses semaines, ils luttent pour l’augmentation de leurs salaires et leur pouvoir d’achat.

Le gouvernement veut imposer l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans, alors que les retraités subissent déjà une baisse importante du niveau des pensions et que cela sera pire encore dans les années qui viennent…

Un mouvement lycéen qui continue !

La mobilisation lycéenne a réussi à franchir le cap des vacances. Mardi 6 mai, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes, et, même si elles n’ont pas rassemblé autant de monde qu’avant les vacances, elles ont touché de nouvelles villes.

Les lycéens et lycéennes semblent déterminés à faire reculer ce gouvernement qui veut détruire leur avenir en dégradant encore plus leurs conditions d’étude et leur qualité. Classes surchargées, fermetures d’options et de filières, qualification au rabais pour former des salariés plus précaires et moins coûteux, voilà concrètement le projet de Sarkozy.

Tous et toutes dans la rue le 15 mai et continuer après !

Il y a de réelles possibilités de faire céder le gouvernement qui est déjà affaibli par les grèves de travailleurs sans-papiers, la grogne généralisée sur la question du pouvoir d’achat et des salaires. Après un an au pouvoir, Sarkozy et sa politique sont de plus en plus rejetés.

La journée de grève interprofessionnelle du 15 mai est une bonne chose, mais sera loin d’être suffisante pour faire reculer le gouvernement. D’ores et déjà, une nouvelle journée de grève, sur les retraites, est prévue, le 22 mai prochain.

Mais ce n’est pas avec le « saucissonnage » des ripostes et des mobilisations qu’on fera plier Sarkozy. Il faut se donner les moyens de combattre et de gagner contre l’ensemble de la politique réactionnaire qu’il mène. Et pour cela, préparer un mouvement d’ensemble prolongé le plus large possible regroupant l’ensemble de la gauche sociale et politique.Si nous nous y mettons tous ensemble, c’est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement !

A Tours, les syndicats CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFDT et les organisations de Lycéens et d’étudiants UNL et UNEF appellent à manifester le 15 mai 2008 à 14 h 30, place de la Liberté à Tours.

par anticaptoursnord publié dans : Mobilisations
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Vendredi 9 mai 2008

De nombreuses questions se posent au sein des comités pour le nouveau parti anticapitaliste (NPA). Comme la semaine dernière et la semaine prochaine, « Rouge » aborde une partie d’entre elles.

• Cela veut dire quoi, concrètement, un parti de militants ?

Partout cette question se pose. Parfois, on vient juste pour adhérer. Mais personne ne veut que notre nouveau parti calque ses pratiques sur celles du PS, avec des campagnes d’adhésion sur le Net à 20 euros par an. Cependant, entre cette caricature et l’autre, celle d’un parti « de moines », il y a de la marge ! Un parti de militants suppose cohésion, régularité, investissement, mais aussi diversité et souplesse. La plupart du temps, on constate une moyenne quinzomadaire pour les réunions. Dans les comités déjà constitués – comme c’est d’ailleurs aussi le cas dans la LCR –, tous les membres ne sont pas présents à chaque réunion et les niveaux d’investissement sont très variés. Nous voulons aller vers un parti de militants, dans lequel chacune et chacun puisse trouver sa place en fonction du temps que chacune et chacun souhaite, ou peut, consacrer. Il faut que l’engagement puisse durer… Pour cela, chacune et chacun doit pouvoir trouver sa place et s’insérer dans le jeu du débat et de l’action politique.

• Comment articuler réunions des comités et instances de la LCR ?

Bien entendu, la LCR existe… tant qu’elle n’est pas dissoute. Et ses instances ont toute légitimité pour se réunir au rythme qu’elles souhaitent. Néanmoins, la pratique montre que toutes et tous, militants de la LCR ou pas, mettent l’effort maximum dans la construction des comités. Nul ne veut entretenir l’existence de deux identités parallèles (membres et non-membres de la LCR), là où il nous faut converger et dépasser les identités passées pour trouver une identité commune pour le futur. Le transfert des « compétences » entre les sections de la LCR et les comités se fait à des rythmes différents selon les endroits. Les directions locales et nationale de la LCR vont peu à peu, elles aussi, confier la conduite du processus aux coordinations locales et à la coordination nationale. Quant aux débats internes de la LCR, ils n’ont rien de secret pour celles et ceux qui participent à la construction du nouveau parti.

• Comment coordonner les comités ?

De façon générale, une fois lancé, le comité se dote d’un bureau pour l’animer, associant des camarades issus de la LCR, d’autres de groupes militants associés, et d’autres qui ne sont issus d’aucun mouvement politique. Dès qu’il existe un nombre significatif de comités, ils se coordonnent à l’échelle d’une agglomération, d’un département, d’une région…

• Comment prépare-t-on la coordination nationale de juin ?

Cette réunion est à l’appel de la direction de la LCR. Il ne peut en être autrement car, aujourd’hui, il n’y a pas d’autre structure nationale légitime pour le faire. Le but est justement de modifier cette réalité. La direction nationale de la LCR, qui se réunit mi-mai, proposera un mode d’emploi plus précis. On peut imaginer un mécanisme souple de délégation, par exemple deux délégués par comité. Cette coordination nationale peut être l’occasion d’un travail en commissions sur le programme, le nom, le fonctionnement, l’orientation politique immédiate et un comité de pilotage pourrait être désigné afin de « driver » le travail nationalement jusqu’à une nouvelle coordination nationale, en octobre.

• Quelles bases pour le débat politique ? Comment choisira-t-on le nom du nouveau parti ?

Sur le nom, le débat a déjà commencé. Les idées foisonnent. Il reviendra au groupe de pilotage national de proposer une méthode de choix. Peut-être, peut-on imaginer une procédure par élimination, qui permettrait de sélectionner deux ou trois noms pour ensuite les opposer dans le cadre des congrès locaux et du congrès national de fondation ? Ou faire ce tri au congrès national ? D’ailleurs, il en va du nom comme du reste des décisions sur le programme et l’orientation. Les bases de la discussion sont connues : nous voulons construire un parti pour en finir avec le capitalisme, et donc révolutionner la société. Un parti qui privilégie les mobilisations, sans refuser par principe – au contraire – la participation aux élections et de s’appuyer sur les élus indépendants qui en découleraient. Un parti qui agisse contre l’exploitation et l’oppression, pour un programme de mesures sociales d’urgence, pour le socialisme, l’écologie et le féminisme, en œuvrant à l’unité la plus large dans le cadre des mobilisations, mais qui assume l’indépendance pleine et entière vis-à-vis de la direction du PS. À partir de là, il reviendra au congrès national de fondation de préciser l’identité politique précise du nouveau parti, et il reviendra au groupe de pilotage national, issu de la réunion de juin, d’organiser le congrès et de proposer un ordre du jour, sur la base du mandat de travail qui lui sera donné en juin.

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Vendredi 9 mai 2008

Les comités pour le nouveau parti anticapitaliste multiplient les réunions. Le point à Decazeville, à Narbonne, dans le Jura et à Châteauroux.

Decazeville (Aveyron)

Le 25 avril, s’est tenue la première réunion, avec dix-sept participants, dont plus de la moitié n’étaient ni membres ni sympathisants de la LCR. Après une présentation du projet, la discussion s’est ouverte essentiellement autour de deux interrogations sur le processus constituant lui-même et sur l’orientation politique. La première interrogation était surtout un questionnement à la LCR, qui a donné l’occasion d’apporter quelques précisions sur l’agenda : une réunion nationale des comités, fin juin, débouchant sur la mise en place d’un comité de pilotage et, à la fin de l’année ou au début de l’année suivante, l’autodissolution de la LCR et le congrès constitutif du nouveau parti. Autres précisions bienvenues : la LCR est favorable au droit de tendance ; Olivier Besancenot ne sera pas « le » porte-parole mais, sans doute, l’un des porte-parole. Concernant l’orientation, c’est un accord général sur la nécessité de construire un parti qui veut mener un combat vraiment à gauche, avec des propositions concrètes pour sortir de la logique libérale. À également été évoqué le problème de la participation aux exécutifs : il s’agit bien de faire passer nos propositions dans la pratique, mais pas d’aller au pouvoir pour aller au pouvoir. Et celui du nom, des participants indiquant que les termes communistes et révolutionnaires, à tort ou à raison, sont connotés négativement à une échelle large. Enfin, beaucoup ont demandé que l’on cherche encore à élargir la base militante, que l’on approfondisse les débats. Mais aussi que l’on passe à la pratique.

Narbonne (Aude)

Le comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste s’est attelé à l’élaboration de « règles d’organisation de la démocratie » – en fait, un projet de statuts –, qui prévoit notamment « la transparence des débats, des votes, des mandatements et de la représentation du comité », le droit de tendance, « la consultation individuelle des membres du comité », « la répartition égalitaire des responsabilités entre femmes et hommes » et « la mise en place de mandats tournants et limités dans le temps ». Le projet revient aussi sur les structures (comités, commissions de travail, assemblées délibérantes, coordinations départementales et régionales). Il préconise l’établissement d’un quorum (deux tiers des membres) et d’un vote à la majorité qualifiée (75 %), ainsi que la mise en place de trois collèges : fondateurs, adhérents, groupes organisés. Que l’on soit d’accord ou pas, voilà de quoi nourrir la réflexion indispensable sur les modes d’organisation du nouveau parti.

Saint-Claude (Jura) et Haut-Jura

Le collectif s’est interrogé sur ses priorités. Commencer à se structurer ? Intervenir dans les luttes ? Continuer à réfléchir ensemble pour être bien au clair ? C’est plutôt cette troisième approche qui a été choisie dans l’immédiat, avec la mise en place d’un cycle de cinq débats : rapports du NPA aux médias, modèle de croissance, mode d’intervention dans les luttes, définition du secteur public, fonctionnement.

Châteauroux (Indre)

Une vingtaine de personnes – dont une bonne moitié extérieure à la LCR (déçus du PCF et du PS, syndicalistes, altermondialistes, « sans étiquette » – se sont retrouvées, le 24 avril, pour une réunion publique avec Pierre-François Grond (direction nationale de la LCR). Là encore, de nombreuses questions ont été soulevées sur la nationalisation des moyens de production, le changement révolutionnaire (« par les urnes ou par la rue ? »), la résistance patronale, la démocratie participative. Soirée enthousiaste, conclue par un repas convivial et un nouveau rendez-vous pour avancer, le 13 mai.


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Mardi 6 mai 2008

Un an après la victoire électorale de Sarkozy, seuls le patronat et les plus riches sont satisfaits des réformes anti-sociales mises en branle depuis douze mois. L’ensemble des travailleurs et de la population est loin d’être à la fête et pour cause ! Chaque jour, une nouvelle réforme contre nos acquis sociaux et démocratiques est annoncée : contrat de travail, services publics, éducation nationale, santé, droits des chômeurs, retraites, Etat pénal renforcé, lois anti-immigrés... Sans oublier la question cruciale des salaires et du pouvoir d’achat.

Rejet de la politique Sarkozyste !

Depuis quelques mois, le rejet de la politique de Sarkozy est de plus en plus profond. La chute de popularité dans les sondages, la gamelle électorale lors des municipales et le développement des luttes, des résistances dans de nombreux secteurs montrent bien que la société française est loin, très loin, d’être gagnée par le libéralisme ou « l’idéologie de droite » comme se plaît à dire François Fillon. Au contraire, des secteurs de plus en plus significatifs rejettent ouvertement, par des grèves et des résistances, les réformes actuelles : la jeunesse scolarisée, les cheminots, les enseignants, le secteur de la santé, les salariés du privé pour leurs salaires…Et depuis quelques semaines, les travailleurs sans-papiers dont la lutte oblige certains patrons à dire ouvertement qu’on ne peut pas faire fonctionner certaines entreprises, voir des pans entiers de l’économie sans eux !

Droits dans leurs bottes !

Mais le gouvernement et Sarkozy en tête restent sourds au mécontentement, expliquant même que la population française veut que le gouvernement aille plus vite. Les réformes annoncées et promises seront donc maintenues : suppression massive de postes dans la fonction publique et, en particulier, dans l’éducation nationale, refus d’une régularisation massive des sans-papiers, réforme du système hospitalier, de la sécurité sociale et allongement de la durée de cotisation des retraites à 41 ans… L’entêtement du gouvernement Sarkozy-Fillon et de Parisot montre qu’ils sont pressés d’en finir avec « l’exception française », surtout à quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne où Sarkozy voudrait faire valoir ses ambitions personnelles et celles de ses amis, les patrons.

Construisons un mouvement d’ensemble et une opposition politique !

Le moment est venu d’un vaste mouvement d’ensemble contre le gouvernement et sa politique. D’ores et déjà plusieurs dates de mobilisations sont programmées pour les semaines qui viennent : les mobilisations lycéennes qui continuent, le 15 mai, à l’appel des fédérations syndicales de la fonction publique contre les suppressions massives d’emplois et le 22 mai contre l’allongement de la durée de cotisations des retraites à 41 ans. Si ces dates marquent une accélération dans les résistances et les luttes, elles doivent se fédérer dans un grand mouvement d’ensemble pour faire reculer ce gouvernement. Imposons-lui un joli mois de mai ! Il s’agit aussi de contester le projet de Sarkozy-Fillon sur le fond en avançant un projet politique alternatif porté par une gauche qui ne lâche rien, qui ne renonce pas ! C’est tout l’enjeu du nouvel outil politique que nous devons mettre en place et qui connaît, à travers les nombreux comités d’initiative, d’ores et déjà ,un certain succès.

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Lundi 5 mai 2008
Communiqué de la LCR. Selon des informations parues dans l’Express.fr le lundi 5 mai, O.Besancenot ainsi que sa compagne et son enfant ont été suivis, espionnés pendant plusieurs mois. La LCR condamne ses pratiques de barbouze qui auraient bénéficié, d’après cet hebdomadaire, de complicités bien placées. Ni les campagnes d’intimidation, ni le harcèlement sous toutes ses formes, ne feront renoncer la LCR et son porte-parole à leurs combats. C’est pourquoi une plainte sera déposée contre X pour violation de la vie privée, notamment. La LCR souhaite que la lumière soit rapidement faite sur les commanditaires de pratiques aussi scandaleuses qu’inadmissibles. Le 5 mai 2008.
par anticaptoursnord publié dans : C'est ici que ça se passe....
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Lundi 5 mai 2008

Pour les centaines de comités NPA qui existent désormais, un certain nombre de questions concrètes diverses se posent et se sont posées. nous les aborderons, semaine après semaine, en toute transparence.

• Où et comment s’implantent les comités ?

En pleine extension, le phénomène dépasse déjà largement la réalité de la LCR. Les structures qui se créent disposent d’un noyau de camarades capable de les animer et d’un nombre minimum de membres. Mais ce qui frappe, ce sont les possibilités de changement qualitatif illustrées par plusieurs expériences réussies : nous visons un recrutement plus large et plus populaire que celui de l’actuelle LCR. Cela veut dire que le nouveau parti doit être mieux implanté dans les quartiers populaires et les entreprises. Ce qui suppose parfois un effort volontariste pour organiser des réunions de lancement, là où la LCR n’est pas ou peu implantée. Il existe aussi quelques initiatives ou velléités de lancement par des groupes d’individus qui ne sont pas membres de la LCR, dans quelques quartiers, des villages, des entreprises, des établissements scolaires où la LCR n’est pas présente. Si vous lisez ces lignes et que vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

• Quels contacts unitaires ?

Nous savons qu’il n’existe pas, pour l’instant, de partenaire implanté nationalement pour le projet lancé par la LCR. Néanmoins, nous constatons que de nombreuses personnes qui participent au processus ont une expérience militante, associative, syndicale ou politique. Partout, les forces ou groupes susceptibles de pouvoir participer au processus, qui existent à l’échelle d’une région, d’un département, d’une ville, d’une entreprise ou d’un quartier, ont été invités à débattre. Évidemment, on ne sursoit pas à toute activité en l’attente de disposer de « partenaires », se laissant paralyser par d’interminables négociations unitaires. Mais, chaque fois que c’est possible, il est très positif qu’il y ait action unitaire avec de tels groupes de militants.

• Comment appeler les comités ? Comment sigler le matériel ?

Le nom qui, provisoire par définition, semble s’imposer est « comité pour un nouveau parti anticapitaliste de tel ou tel endroit » ou « comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste ». Lancer une structure nouvelle, c’est chercher à créer une identité nouvelle et c’est dynamisant. Mais pour la populariser massivement, c’est plus dur… Ce qui est connu à une large échelle, c’est Olivier Besancenot et, dans une moindre mesure, la LCR. La notoriété dudit « comité pour un nouveau parti anticapitaliste » n’en est pas là, loin s’en faut. Ceci étant, le comité en question, ce n’est pas la LCR, et il ne faut pas que cela le soit. Comment résoudre cette contradiction ? Il n’y a pas de solution magique et unique. La plupart du temps, on voit se rajouter, dans le matériel diffusé localement, quelques phrases d’explication, du type : « La LCR et son porte-parole Olivier Besancenot ont lancé un appel pour un nouveau parti anticapitaliste. Dans nos entreprises, nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’étude, partout, des comités se créent. Ensemble, prenons parti ! »

• Que font les comités une fois lancés ?

Passé la première réunion, il s’agit de concrétiser et de pérenniser. Pour cela, il faut que les réunions soient à la fois utiles et intéressantes. Il faut donc débattre et agir. Débattre des questions brûlantes posées par l’actualité pour élaborer une orientation, ouvrir la discussion sur le programme du NPA, son profil, son fonctionnement, son nom, etc. Agir, c’est-à-dire mener des campagnes de parti en lien avec les choix d’orientation faits, participer aux campagnes unitaires, discuter de l’insertion militante au service des luttes et des mobilisations sociales. Le piège, chacun l’a compris, ce serait de s’enfermer dans de « l’interne ». Faire cela, c’est organiser peu à peu les transferts des activités entre les structures de la LCR, plus « rodées », et celles du nouveau parti. Il faut aussi penser à la formation : on ne peut pas débattre à égalité, si l’on n’a pas acquis une formation préalable suffisante pour pouvoir le faire. Et ce n’est pas qu’un problème individuel que de s’y consacrer.


par anticaptoursnord publié dans : Des nouvelles d'ailleurs
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Dimanche 4 mai 2008





Comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste

Comité de Tours nord ; compte-rendu n°1 (28/04/08)

 

34 présents (dont 10 LCR) ; 15 femmes, 19 hommes.

 

I.                   Présentation (faite par Sylvain) :

-         contextualisation : une droite agressive au pouvoir, une gauche PS alignée sur le centre et adepte du libéralisme, une expérience intéressante avec les collectifs anti-libéraux en 2005 (projet de traité constitutionnel), mais n’ayant pas débouché sur une candidature unitaire en 2007, le « bon » score de la LCR aux présidentielles engendrant pour elle une responsabilité à prendre concernant le devenir de la gauche anticapitaliste.

-         Les initiatives au niveau du département : plusieurs comités se sont déjà réunis : Tours centre, St-Pierre-des-Corps, les jeunes, le secteur santé-social ; d’autres comités se mettront en place très prochainement : La Riche, Larçay-Montlouis. Ultérieurement : Chinon, Joué-lès-Tours,…

 

II.                Débat :

-         La proposition de création d’un nouveau parti fait désordre dans un paysage politique figé, y compris pour les partis d’extrême gauche. 2007 : après l’espoir d’un candidat unitaire, nous avons eu la cacophonie, chacun gérant son affaire dans un schéma traditionnel (« pas avec le PS » vs « vous ne mettez pas les mains dans le cambouis »). Cette proposition bouge tout le monde (elle pousse même LO à s’allier avec le PS !...). Il est important que quelque bouge à gauche, et pas seulement à l’extrême gauche.

-         Cette proposition met le désordre uniquement chez ceux qui étaient politisés (au sens de membres d’un parti). Quand on est membre de rien, ça ne crée pas du désordre mais de l’espoir, car ça donne un peu de perspective à l’action syndicale (car il faut franchir ce pas). Vu de l’extérieur, c’est encourageant, car ça aboutira à la dissolution de la LCR. S’auto saborder montre un courage politique, donc de la sincérité. Par contre, le sigle « anti-capitaliste » gêne car ça en fait un « parti du contre ».

-         Pourquoi la dissolution de la LCR n’a pas été envisagée plus tôt (avant les présidentielles) ? Est-ce par opportunité électoraliste ? Comment poser la question de délimiter le potentiel d’alliances ? Se dit intéressé par la question de la didactique, de la formation du citoyen.

-         Anticapitaliste est effectivement un peu court. Pose le problème de la définition de l’anticapitalisme. Fait-on toujours référence à l’analyse marxiste du capitalisme (ce que ne fait plus le PCF) ? Se rappeler que le problème est mondial, et que cela devrait être posé dans d’autres coins du globe. Question : y a-t-il des contacts pris ailleurs (international), ainsi qu’avec d’autres (PS, PC, …). Remarque : ATTAC, on peut y trouver sa place, car c’est un mouvement international. Dans d’autres pays, les ATTAC sont-ils dans ce processus constituant ?

-         La LCR est membre de la IVème Internationale. Dans le nouveau parti, comment a-t-on envie de discuter les choses ? Au niveau de l’international, exemple de l’Italie : le choix des anti-capitalistes n’a pas été une réussite.

-         Pour rassembler, il faut poser les choses de façon simple (tout le monde n’est pas aussi « politisé »). Comment s’y prendre ? Les gens ne sont pas satisfaits de la situation, mais ne sont pas dans le mouvement.

-         Il est important de donner de l’espoir, de donner des perspectives, de proposer des alternatives.

-         Les militants révolutionnaires sont imprégnés/héritiers d’un modèle passé. Or, nous avons un processus révolutionnaire entamé depuis un moment : nombreux sont ceux en lutte, qui testent des formes nouvelles de résistance. Il est important de lier l’héritage historique et les luttes en cours (ces luttes sont à faire connaître plus et mieux). Les choses sont peut-être à portée de la main, pas si inaccessible.

-         La démarche n’est pas forcément de combattre l’autre (à gauche), mais de s’inspirer de ce que fait l’autre (à gauche). Comment faire bouger les gens ? Sans doute dans ce processus. Plus on sera nombreux, plus on attirera. On est pour regarder la société par le prisme du plus pauvre.

-         Ce qui est intéressant, c’est tous les débats qui ont eu lieu sur le traité européen, y compris dans les villages, sur un texte compliqué. C’est galvanisant, mais il n’y a pas eu de débouché politique. Le nouveau parti doit s’adresser à tous ceux qui ont exprimé un besoin de discussion en 2005. Là, avec le nouveau parti, il y a un vrai espoir. Et il y a un vrai enjeu : comment redonner espoir dans la politique, discréditée. Il n’y a pas dépolitisation, il y a absence de lieu où construire. Dans le même sens, comment s’adresser à la jeunesse ?

-         Il faut poser aussi la question de la relation entre écologie et socialisme. A ce titre, le débat entre Daniel Bensaïd et Raoul-Marc Jennar est intéressant.

-         En tant que pas trop politisé, comment être sûr qu’on ne fera pas un énième parti de gauche ?

-         C’est pas seulement qu’on est « contre », c’est surtout qu’il manque un outil à gauche.

-         Dans ce qui pousse à se mobiliser, il y a un « pour » : pour une meilleure répartition des richesses (étant donné les dégradations des conditions de travail).

-         Ce qu’on ne veut pas, c’est que les vieilles pratiques perdurent : un parti vertical, des courroies de transmission avec les syndicats. Il faut aussi avancer avec les comités, afin que la LCR ne soit pas la « garantie » du processus.

 

Fin du débat. 10 personnes au total sont intervenues….. mais seulement 2 intervenantes.

 

III.             Organisation :

-         Fixer une nouvelle réunion dans la deuxième quinzaine de mai (semaine du 19/05).

-         Structuration du comité : un groupe de coordination est créé, composé de Véronique, Christine, Tony et Pascal.

-         Participation au comité de liaison départemental.

-         Problème des moyens : la LCR finance les tracts. Coût de la salle Gentiana : 20 € par réunion. Une collecte est organisée, permettant de récolter 60,80 € (soit le financement de trois réunions).

-         Proposition sera faite au comité de liaison départemental de créer une association pour un nouveau parti.

-         Puisque le nouveau parti se veut écologique, il faudra songer, dans la mesure du possible, à imprimer les tracts sur papier recyclé.

 

Fin de la réunion : 23h.

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Dimanche 4 mai 2008














Tours centre et sud

, mardi 6 mai, 20h30, centre de vie du Sanitas

Tours nord et nord de la Touraine

, lundi 19 mai, 20 h30, Espace Gentiana

Saint Pierre des Corps

, vendredi 23 mai, 20h30, passage Chabrier

Est tourangeau

, jeudi 13 mai, 20h30 (contact 06.07.50.25.40)

Secteur santé-social (

contact 06.61.54.78.20)

Comité jeunes

, mardi 6 mai, 17h45, esplanade de la Fac des Tanneurs

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Dimanche 4 mai 2008
  link  (cliquer pour lire l'appel dans sa totalité)







Premiers signataires en Indre-et-Loire:

 

 

Sur Tours:
BAETA Jean-Frédéric, BAETA Sébastien, BAUDIN Michel, salarié, BERANGER Antonin, LCR  (tendance unir), BLANCHON Roland, LCR, BLET Christine, assistante sociale, militante asso et syndicaliste, BOUKHRIS Rachid, BRIAND Frédérique, syndicaliste, BRULE Mauricette, militante associative, BURGADE Jean-Pierre, syndicaliste, CARRAT Sylvie, LCR, enseignante, CHOLLET Romain, lycéen, CHOUPEAU Véronique, syndicaliste, COGNEE Cécile, syndicaliste, COLLARD Marie-Paule, LCR, infirmière psy, COLLARD Philippe, LCR, infirmier psy, DANIEL Amanda, employée, DELARUE Alain, artisan taxi, DESBOURDES Gérard, syndicaliste, DUDA Miguel, lycéen, ELBORY Johann, LCR, étudiant, EL’MKADEM Driss, syndicaliste, FAURE Huguette, retraitée, FEVE Viviane, salariée, GADRAT Nicolas, syndicaliste, GASCHET Gérald, LCR, GERRAND Michel, cheminot, GREGOIRE Bruno, LCR, cheminot, GUILLET Marcel, syndicaliste, HUGUET Sylvain, musicien, LAUDREN Delphine, syndicaliste, LECOMTE Thierry, LEFEVRE Philippe, MARTINEAU Cathy, LCR, MARTINEZ Vincent, enseignant, MARTINEZ Marion, Cadreuse-monteuse vidéo, MAXIME Olivier, syndicaliste, MORISSONAUD Aurore, étudiante, MURY Emmanuel, syndicaliste, PAGEARD Marie-Dominique, syndicaliste, PERROT Caroline, étudiante, PERROT Marie-Claude, syndicaliste, PUEL Fanny, LCR, psychiatre des hôpitaux, RENOUX Patrick, syndicaliste, RICHARD Gilles, LCR, prof des universités, ROUKBA Tarik, LCR, SELLAMI Mehdi, étudiant, TENEDOR Julie, étudiante, TIKAROUCHEME Rachel, étudiante, TORRO Michel, PCF 37.

Sur St Pierre-des-Corps

 

:
BENBEDRA Nacer, syndicaliste, BERTON Nelly, formatrice, BOURBON Patrick, LCR, instit, conseiller municipal, BOURBON Pierre, étudiant, CADILLAC Louis, FAUVINET Béatrice, LCR, assistante sociale, FAUVINET Sylvain, LCR, prof, GRANDET Anne, enseignante, MARCHAIS Sylvie, syndicaliste, RIVAUD David, enseignant, ROSSILLI Pauline, LCR, instit, ROBIN Sébastien, LCR, élagueur.

Dans le département

 


AUBRY Franck, syndicaliste, Montlouis, BEHOTHEGUY Maryse, salariée, Montlouis, BOGGIO Félix, lycéen, Chemillé sur Dême, BOUCHET Eric, salarié, Chanceaux, BOURNAIS Jean-Louis, LCR, Azay-sur-Cher, BOURY Stéphane, facteur, Avon-les-Roches, BOSSER Gérard, Joué-les-Tours, CAULLET Christophe, salarié, Neuvy le Roi, DABOUIS Pascal, LCR, Chanceaux, DARDE Claude, syndicaliste, DELAS Simon, instit, La Ville-aux-Dames, DELFOSSE Dominique, syndicaliste, conseiller municipal, Saunay, DELFOSSE Martine, syndicaliste, Saunay, DOISEAU Nadine, syndicaliste, Vouvray, DOUCET Rudy, syndicaliste, Seuilly, DREUMONT Gabriel, enseignant, Villeperdue, GAILLARD Michel, syndicaliste, défense de l’environnement,Chanceaux, HILY Véronique, salariée, Chanceaux, HUBERT Patricia, syndicaliste, Luynes, JAGU Thiphaine, étudiante, St Avertin, LECOMTE Laetitia, Syndicaliste, Château-Renault, LELANDAIS Gülçin, LCR, Chercheuse, La Riche, LELANDAIS Stéphane, LCR, syndicaliste, La Riche, LEPINE Hélène, prof. Libérale, Mettray, LESIEUR Philippe, médecin du travail retraité, militant asso, Larçay, MICHAUD Pascal, infirmier, Neuvy-le-Roi, MOREL Philippe, journaliste, syndicaliste, Parçay Meslay, RAFFAITIN Christian, LCR, syndicaliste, Chinon, RAMDANE Mustapha, syndicaliste, La Riche, REJAUDRY Philippe, dessinateur, Sonzay, RENAUDIN René, LCR, syndicaliste, Larçay, ROSSILLI Anne-Marie, salarié, Chanceaux, ROSSILLI Tony, LCR, Chanceaux, THIBAULT Liliane, LCR, Larçay, VAGANAY Joël, LCR, Chinon, VAGANAY Sonia, LCR, Chinon.


L'appel peut être signé auprès des membres des collectifs ou sur le site http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1671
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Mardi 29 avril 2008

LE 1ER MAI à TOURS

MANIFESTATION 10H

PLACE ANATOLE FRANCE

RENDEZ VOUS DERRIERE

LA BANDEROLE

DES COMITES POUR

UN NOUVEAU PARTI

ANTICAPITALISTE

 

 

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