Fillon, Sarko et Woerth : Ya basta !

Publié le par anticaptoursnord

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Comme tous les mauvais coups, la contre-réforme des retraites a été présentée au conseil des ministres mi-juillet. Et la veille, le 12 juillet, Sarkozy, dans une interview bien rodée, nous a servi une heure et dix minutes de baratin pour affirmer que rien ne changerait dans sa politique qui, depuis trois ans, a accentué la précarité, la destruction des services publics et le chômage. Pour rassurer, il annonce qu’il ne baissera pas les salaires, alors qu’il baisse ceux des fonctionnaires via la contre-réforme des retraites, et encourage le patronat à faire de même pour l'ensemble des salariés du privé. Travailler plus pour gagner moins, voilà ce que Sarkozy a de nouveau défendu en nous ressortant les mêmes rengaines pour faire peur : le chantage à la délocalisation, la compétitivité et le fait que la France serait le pays où l’on paie le plus d’impôts. En ajoutant évidemment une dose de sécuritaire pour dire que les parents d'enfants délinquants seraient sanctionnés.


Droit dans ses bottes

 

Une heure pour nous dire que qu'il restait droit dans ses bottes concernant la contre-réforme des retraites et le recul de l'âge légal à 62 ans qu'il considère comme une réforme juste, indispensable et qui sera votée coûte que coûte début octobre. Contre-réforme qui maintiendra dans la précarité la majorité des salariés qui sont mis « hors emploi » avant 59 ans, qui abaissera de nouveau fortement le montant des retraites de ceux qui ne pourront pas aller jusqu'à 62 ans ne supportant plus physiquement l'aggravation des conditions de travail, qui obligera à travailler pendant 44 ans ceux et celles qui ont commencé à trimer entre 14 et 16 ans, qui accentuera les inégalités entre hommes et femmes....

Et tout cela sous prétexte de démographie et de problèmes de financement ! Mais financer nos retraites c'est possible : c'est une question de choix politique, de répartition des richesses et du travail.

 

Faire échec à ce gouvernement !

 

Sarkozy nous a servi un show qui n'avait pour but que de convaincre et rassurer son propre camp. C'est bel et bien une politique « rigoureuse » en faveur des capitalistes qu’il veut nous imposer dans les mois qui viennent : une politique qui n'aura comme seul but que de faire payer la facture de la crise à la majorité de la population.

Sarkozy a clairement annoncé la couleur : les manifestations ne le feront pas changer d’avis !

Il faut donc frapper plus fort !

Plus que jamais, face à cette politique, un affrontement majeur s'impose pour faire reculer ce gouvernement de classe. Le 7 septembre prochain, l'ensemble des salariés du privé et du public est appelé à une nouvelle journée de grève et de manifestation par les organisations syndicales. Cette journée doit être une réussite et doit préparer un mouvement d'ensemble, une grève générale pour mettre en échec ce gouvernement.

 

Tract hebdo du NPA

Version du 13 juillet 2010

Publié dans Tracts

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