Tracts

Mardi 10 novembre 2009
Sans papiers :

Interdit d’exploiter ! liberté de circuler !

 

On les appelle « sans-papiers », le gouvernement les traque et les traite de clandestins.

Ce sont des hommes et des femmes qui, fuyant la guerre ou la misère, ont quitté leur pays, leurs attaches, souvent au péril de leur vie.

Ce sont des travailleurs, constituant la main d’œuvre sans droits dont rêve le Medef. L’embauche de salarié-es sans papiers permet en effet de renforcer l’exploitation à tous les niveaux : conditions de travail et de salaire dégradées, absence de droits sociaux alors qu’ils paient des cotisations, menace permanente de licenciement pour défaut de papiers… Loin d’être rares, les salarié-es sans papiers sont massivement employés par de grosses entreprises privées et publiques. Par exemple, dans le gardiennage, sur 150 000 salariés, 15 000 n'ont pas de papiers.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !


La nouvelle vague de grève de travailleurs sans papiers, débutée le 12 octobre, fait éclater au grand jour les conditions de travail révoltantes imposées à des centaines de milliers d’hommes et de femmes. Elle met en évidence la manière dont le capitalisme utilise les pires formes de précarité pour un profit maximum.

Ces grèves démontrent que, y compris dans les conditions les plus difficiles, les plus précaires, il est possible de se battre ensemble. C’est même la seule solution ! Isolés, dispersés on ne peut rien, sinon subir. Ensemble, solidaires, il est possible d’exiger une solution pour toutes et tous. Les grévistes ne veulent plus de cas par cas, plus de démarches interminables. Ils exigent une circulaire ministérielle simplifiant les critères de régularisation.


Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés.


Seule une régularisation globale peut mettre fin à cette surexploitation. Pour cela, les travailleurs sans papiers ne pourront pas gagner seuls. Ils ont besoin du soutien le plus large. Ils ont besoin que nous fassions vivre le vieux slogan du mouvement ouvrier : « travailleurs français, travailleurs immigrés, mêmes patrons, même combat ! »


Le gouvernement fait de l’immigration « un problème » en fabriquant des boucs émissaires pour éviter de désigner les véritables responsables de la crise.

Cette vague de grève, comme le combat du Réseau Education Sans Frontière dans les écoles, doit permettre de construire une mobilisation unitaire la plus large possible contre cette politique raciste honteuse et indigne.

Le capitalisme, l’impérialisme, sont responsables de l’appauvrissement des pays d’où viennent les sans papiers et de la concurrence acharnée entre les travailleurs. Ce n’est pas aux immigré-es de payer la crise économique ou écologique qui les pousse à chercher ici du travail et de moins mauvaises conditions de vie. Ce n’est pas aux capitaux de circuler librement mais à tous les humains d’avoir le droit d’aller et venir en toute liberté.

 

Tract hebdo du NPA
Version du 9 novembre 2009

Par anticaptoursnord
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Mardi 3 novembre 2009
CHIRAC, PASQUA, VILLEPIN, SARKOZY…

Et hop, tout ça à la poubelle !


Ces derniers jours auront été particulièrement chargés en déballage public : c’est le grand retour des « affaires » !


Il y a d’abord eu la farce Jean Sarkozy, que son père président voulait imposer à la présidence de l’EPAD (gestion de La Défense) avant de devoir reculer devant le désaveu massif auquel il était confronté.


Crédit photo  : Photothèque Rouge / Franck Houlgatte

 

Puis est venue la conclusion du procès Clearstream, une affaire incompréhensible pour le commun des mortels, dont on retient seulement que Nicolas Sarkozy et de Villepin s’accusent mutuellement des pires manœuvres de bas étage (au passage, le rôle de cette structure financière plus que louche, utilisée par les grands groupes et les grandes fortunes françaises pour échapper à l’impôt, a été complètement passé sous la table).


C’est ensuite l’ancien ministre de l’Intérieur, Pasqua, l’homme de tous les coups tordus, celui qui se vantait de « terroriser les terroristes », l’ami et soutien de Chirac puis de Sarkozy, qui s’est retrouvé condamné à un an de prison ferme (et deux autres avec sursis) pour avoir empoché des commissions illégales sur des ventes d’armes à l’Angola ; et qui, en réaction, après avoir fait appel, a mis en cause l’ancien président de la République et deux anciens premiers ministres de son camp, Juppé et Balladur !


Et pour finir, la cerise sur le gâteau : après 15 années de procédure, après avoir échappé à toutes les poursuites, et parce qu’une juge d’instruction a osé aller à l’encontre de l’avis du « parquet » c’est-à-dire du gouvernement, Chirac devra finalement répondre devant la justice pour le dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris, emblématique de ce qu’a été « le système RPR » avant que l’UMP et Sarkozy ne prennent le relais…

 

Quelles conclusions tirer de tous ces scandales ?

 

D’abord, que quelque chose est pourri dans les institutions. La V° République, ce régime de « monarchie républicaine » dont Sarkozy a encore renforcé les aspects les plus antidémocratiques (par exemple en décidant de supprimer le juge d’instruction et donc le peu d’indépendance que conservait la justice), c’est le règne de l’opacité, des privilèges, des combines en tout genre. Il est plus que temps d’imposer des réformes démocratiques radicales, notamment d’en finir avec le pouvoir personnel de la présidence de la République, d’instaurer un contrôle populaire sur les élus et les membres du gouvernement, de décréter qu’un député ou un ministre n’a pas à vivre comme un privilégié et ne doit recevoir que le salaire moyen d’un travailleur.


Ensuite, cela révèle que la droite est désormais atteinte et discréditée par sa politique, en particulier sa gestion de la crise. Sarkozy et son gouvernement ne restent aujourd’hui « forts » que des faiblesses de la gauche, illustrées par la paralysie et les défections au Parti socialiste.


Alors oui, il faut en finir avec ce gouvernement et ce régime. Et pour cela, reconstruire une nouvelle gauche, une gauche de combat qui ne capitule pas, qui soit aussi fidèle aux intérêts des exploités que Sarkozy & Co le sont au service des possédants.


Tract hebdo du NPA

Version du 2 novembre 2009

Par anticaptoursnord
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Lundi 19 octobre 2009
Nos emplois,
PAS leurs profits !

 

Après les succès de la grève des postiers et du référendum contre la privatisation de la Poste, après les manifestations des employés de France Télécom contre la dégradation des conditions de travail qui ont poussé vingt-cinq d'entre eux au suicide ces derniers mois, les cheminots sont appelés à faire grève et manifester le 20 du mois pour leurs emplois et leurs salaires. A la même date, les lycéens descendront dans la rue pendant que les employés de Pôle emploi se battront, encore le même jour, contre la dégradation de leurs conditions de travail. Tous les salariés de l'industrie sont appelés à leur tour à une journée de lutte le 22 octobre. (

 

Les licenciements massifs, 1000 par jour, ont non seulement des conséquences dramatiques directes sur ceux qui sont jetés à la rue et leurs familles mais aussi, indirectes, sur la précarité de l'emploi de ceux qui en ont encore un, l'aggravation de leurs conditions de travail par l'augmentation de la productivité, la baisse des salaires dans le privé comme dans le public, le recul des conditions de vie de tous. C'est ainsi depuis des années et des années.

 

Des raisons encore plus nombreuses de se révolter tous ensemble

 

Mais avec la crise, une étape a été franchie. Ainsi les salaires sont au plus bas depuis trente ans, la santé au travail qui se dégrade jusqu'au suicide subit un recul historique, le délabrement et la remise en cause des services publics n'a jamais été aussi loin. Les attaques sur l'emploi utilisent et renforcent toutes les oppressions, divisions et discriminations entre chômeurs et salariés, actifs et retraités, hommes et femmes, français et étrangers...

 

C'est ce que démontrent les manifestations qui ont été également organisées les 16 et 17 octobre, pour le niveau de vie des retraités qui s'effondre et pour les droits des femmes qui restent bafoués et, dans certains cas, sont remis en cause.

 

Avec les licenciements et le chômage de masse, c'est toute la société qui est en train de reculer. Tout le monde comprend bien que nous ne trouverons pas de réponse à cette crise et à ces attaques globales entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie, pas plus qu'il n'y a de solution « industrielle » capitaliste à la crise du capitalisme. La seule solution est de contester le pouvoir des actionnaires sur l'économie, l'industrie et les banques, qui ruine toute la société.

 

Face à une crise globale, une réponse globale

 

C'est pourquoi le NPA engage une campagne « Nos emplois, pas leurs profits » pour interdire les licenciements en prenant sur les profits, pour garantir à chacun un minimum net de 1500 euros par mois, pour travailler toutes et tous moins et mieux, pour faire du droit de chacune et chacun à vivre correctement de son travail une question centrale, un choix de société. Cette campagne est indissociable de la construction et du développement des mobilisations en cours, de leur coordination pour aller vers un vaste mouvement d'ensemble qui sera seul à même de changer la donne au profit des classes populaires.

 

Tract hebdo du NPA
Version du 19 octobre 2009

Par anticaptoursnord
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Mardi 6 octobre 2009
BUDGET DE RIGUEUR, PRIVATISATION DE LA POSTE : BASTA !

 

Christine Lagarde et Eric Woerth ont présenté leur budget : un budget injuste socialement, reflet des choix politiques en faveur des patrons et des plus privilégiés, avec le maintien du bouclier fiscal et la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises. Cette suppression entraînera un manque à gagner de 12 milliards d'euros, alors que ces mêmes entreprises continuent à bénéficier de cadeaux colossaux : 70 milliards d'euros d'aides de l'Etat dont 30 d'exonérations de cotisations sociales. Dans le même temps, l'impôt sur les sociétés continue sa dégringolade et la TVA, l'impôt le plus injuste puisqu'il frappe indistinctement tous les consommateurs quels que soient leurs revenus, représente plus de 50% des recettes fiscales.


Suppressions de postes,
montée du chômage, taxe carbone ...


Ce budget sanctionne la poursuite et l'accélération des suppressions d'emplois dans la fonction publique, en particulier dans l'éducation nationale, 16 000 postes de fonctionnaires sur les 33 754 qui disparaissent. Pas de doute, le gouvernement est en fait le premier destructeur d'emplois. De surcroît il attend au bas mot 190 000 nouvelles suppressions d'emplois dans le privé pour 2010, donc autant de rentrées en moins pour la sécurité sociale.

Avec la mise en place de la taxe carbone c'est une ponction fiscale supplémentaire supportée avant tout par les ménages, avec des compensations insuffisantes par rapport aux prélèvements effectués, alors que les entreprises seront exonérés ou plus faiblement imposées.

Une fois de plus le budget concocté est un budget de classe aux conséquences désastreuses pour une majorité de la population.

 

La Poste : un exemple à suivre

La « votation citoyenne » du 3 octobre a montré qu'il était possible de se mobiliser contre la politique de casse de Sarkozy. Plus de 2 millions de personnes ont voté contre la privatisation de la poste grâce aux très nombreuses initiatives de collectifs unitaires, regroupant des dizaines d'organisations politiques, syndicales et associatives. Malgré la hargne rageuse de Frédéric Lefèvre, porte parole de l'UMP et qui parle de « vaste manipulation...voulant faire croire à une privatisation de la poste », les usagers ne sont pas dupes et se sont rendus massivement aux urnes, dans les mairies, sur les marchés, dans les entreprises.

Il faut désormais transformer ce succès en réussite et exiger du pouvoir l'organisation d'un référendum, soutenir les luttes des postiers et poursuivre la mobilisation unitaire avec la perspective de préparer une grande manifestation nationale à Paris rassemblant salariés et usagers pour obtenir le retrait du projet de la privatisation de la poste.

Tous ensemble on peut infliger une défaite à Sarkozy.

 

Tract hebdo du NPA

Version du lundi 5 octobre 2009

Par anticaptoursnord
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Mardi 22 septembre 2009

France Télécom : morts pour le profit capitaliste

 

En 18 mois, 23 salariés de France Télécom se sont suicidés. Mais dans une conférence de presse, le PDG de l'entreprise a déclaré cyniquement qu'il n'y voyait qu'une « mode » !

Il ne pouvait pas mieux montrer l'arrogance et le mépris des possédants à l'égard des travailleurs et comment ils rabaissent ceux qui travaillent. Selon lui, ces salariés qui craquent seraient des individus fragiles qui ont des problèmes personnels et ne savent pas s'adapter aux évolutions technologiques. Le rédacteur en chef de « l'Express » en rajoute dans l'odieux en expliquant que ce serait des fonctionnaires planqués qui ne s'habituent pas aux conditions de travail du privé.

Mais les suicides de travailleurs chez Peugeot ou Renault ont frappé aussi l'industrie et le privé...


Le profit et la privatisation tuent


Depuis 1997, date où le gouvernement de gauche de Jospin a procédé à la première ouverture au capital de France Télécom, ses effectifs sont passés de 145 000 à 80 000 sur la maison-mère. Voilà la source des souffrances au travail. Le but de la privatisation, c'est de faire passer les prodigieux bénéfices des télécommunications dans les poches des capitalistes.


Cela signifie réduire les coûts, et ce qui coûte, ce ne sont pas les dividendes versés aux actionnaires qui n'ont pas cessé d'augmenter, mais le personnel. La concurrence effrénée entre opérateurs téléphoniques, les restructurations incessantes, la mobilité forcée et le chantage à l'emploi qui les accompagnent sont à la base d'une gestion par le stress qui aggrave la charge de travail, déstabilise et dévalorise, dans le but de faire craquer ces salariés qui ont une culture de service public et de les amener à quitter « volontairement » l'entreprise. C'est pourquoi, pour faire face aux suicides, la direction de France Télécom a prévu des psychologues mais a exclu tout arrêt des restructurations.


C'est toute la société capitaliste qui est malade


Beaucoup de salariés de bien des entreprises se reconnaissent dans ces agents qui ne dorment plus, tombent en dépression, se bourrent d'anxyolitiques et dont la détresse a été pour une fois médiatisée. Ce n'est pas que chez France Télécom que la soif de profits des capitalistes broie les vies. C'est plus d'une personne par jour qui se suicide au travail et plus de 60 % des salariés qui trouvent leur travail stressant, et cela, avant la vague de licenciements amenée par la crise... Et puis, ce ne sont pas que les salariés, mais aussi les petits paysans qui sont victimes des profiteurs : quatre producteurs de lait par exemple se sont donné la mort parce que la grande distribution les étrangle.


Alors, pour ne pas se bourrer de médicaments il faut mettre la pilule à nos exploiteurs. Comme l'a montré le succès de la manifestation des ouvriers de l'automobile du 17 septembre devant la Bourse de Paris, il est possible et nécessaire de s'y mettre tous ensemble afin de préserver notre avenir et notre santé et d’en finir avec la loi des actionnaires et du profit.

 

Tract hebdo du NPA

Version du 21 septembre 2009

Par anticaptoursnord
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Mardi 15 septembre 2009
Taxe carbone : elle n’est bonne ni pour le climat, ni pour les plus pauvres !

 

La taxe carbone est une arnaque de plus, un nouveau coût à payer par la population qui ne permettra pas d'amorcer une véritable réduction des émissions de CO2 pourtant urgente face au réchauffement climatique.

 

Elle est présentée comme une mesure de bon sens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique : intégrer dans le prix des produits, le coût lié à la quantité de carbone nécessaire à leur production. Plus un produit aura nécessité de pétrole ou de charbon pour sa production et son transport, plus il sera taxé, donc moins il devrait être consommé.

 

 

Mais, en réalité, il s’agit de faire payer aux consommateurs - donc à la population… - les conséquences du gaspillage des ressources naturelles.

 

Ce sont bien les patrons qui organisent la production, qui multiplient les transports routiers pour mettre les salariés en concurrence et augmenter les profits. Et c’est le gouvernement qui détruit le fret pour le transport des marchandises par le rail…

 

Alors que le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises - suppression de la taxe professionnelle, exonération des heures supplémentaires, etc… -, la taxe carbone est une nouvelle façon de faire payer aux salariés la facture de son irresponsabilité, tout en préservant les profits des plus gros pollueurs.

 

En effet, le choix d'exonérer l'électricité (produite par l'industrie nucléaire réputée à tort ne pas produire de gaz à effet de serre), l'exonération de certaines entreprises disposant de quotas gratuits sur le marché des droits à polluer européen, ainsi que le prix volontairement bas de la tonne de CO2 permettront aux entreprises de conserver leurs modes de production polluante.

 

Sarkozy détourne l’urgence climatique pour compenser les ressources fiscales manquantes à cause des cadeaux faits aux plus riches et aux patrons avec le paquet fiscal et la suppression de la taxe professionnelle.

 

Le système capitaliste fondé sur le « produire toujours plus pour profiter toujours plus » ne peut pas résoudre cette crise climatique.

 

Changer le monde, pas le climat !

 

Le NPA défend un plan d’urgence social et écologique :

 

- La réquisition des grandes entreprises de l’énergie (comme Total, Suez, Edf, Gdf) pour créer un service public de l’énergie et mettre en œuvre un plan d’économie énergétique, le développement des énergies renouvelables et la sortie du nucléaire.

 

- La tarification progressive sur l’eau et l’énergie : les gros consommateurs, gaspilleurs et pollueurs payant plus pour financer la gratuité pour les besoins vitaux de l’immense majorité.

 

- Des transports collectifs pour les déplacements quotidiens, gratuits, confortables et accessibles

 

- Un service public du logement pour des logements en nombre, confortables et correctement isolés donc économes en énergie …

 

Tract hebdo du NPA
Version du 15 septembre 2009

Par anticaptoursnord
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Jeudi 10 septembre 2009
C'est la reprise... des profits

Construisons la rentrée des luttes !

 

Au lendemain de quelques semaines de vacances, durant lesquelles bon nombre n'ont pas quitté leur cité, beaucoup de salariés sont rentrés la peur au ventre devant la valse des licenciements et des fermetures d'entreprises qui continuent et frappent toutes les régions.


Reprise des profits


Qu'on est loin des préoccupations de la majorité de la population quand les médias serinent que la reprise est là. La Bourse remonte, les profits des grandes entreprises ne connaissent pas la récession, les dividendes distribués aux actionnaires progressent et on voit refleurir les bonus mirobolants pour les traders des banques: 21 milliards d'euros de profits au premier semestre pour 28 grandes entreprises, 60 milliards pourraient être atteint par les 40 premières en 2009, 500 années de salaire moyen pour chacun des 5 meilleurs traders...


Les patrons fêtent leurs succès à l'université d'été du Medef et y préparent leurs prochaines attaques comme Michel Pébereau, le patron de la BNP qui a reçu 5 milliards de l'Etat, en a donné un à ses traders, fait 3,6 milliards de bénéfices et proclame que "la crise est une période bénie pour les entreprises" ou encore Guillaume Sarkozy – le frère – qui déclare que pour financer les retraites, il faudra que "les vieux travaillent", ce que Laurence Parisot confirme en exigeant pour 2010 un nouveau report de l'âge de départ.


Reprise du chômage


Cette reprise des profits, c'est le sang et les larmes des travailleurs qu'on licencie ou qu'on épuise et brise au travail comme ces 22 salariés de France Télécom qui se sont suicidés depuis février 2008. Six cents mille chômeurs de plus sont prévus pour 2009, 1,5 million au chômage partiel, 60 000 PME menacées de fermeture et de l'autre côté, des cadences infernales, le travail du samedi banalisé, le travail du dimanche autorisé, des salaires bloqués et une majorité de jeunes salariés condamnés à la précarité et au chômage avec un taux de 23,9% pour les 15-24 ans, en progression de 5,2% sur un an.


Qu’on est loin également, dans les entreprises et les quartiers, de l'UMP qui n'a d'autre souci que de remplacer la taxe professionnelle payée par les patrons par une taxe carbone payée par tous, mais aussi du PS et du Modem qui en cette rentrée affichent comme seule préoccupation les présidentielles de 2012 !


Rentrée des luttes


Alors, faisons notre rentrée en nous saisissant de l'appel des fédérations CGT chimie et métallurgie à manifester le 17 septembre. Donnons à cette journée plus de force à l'exemple des ouvriers des entreprises en lutte les plus emblématiques, de Continental à Goodyear, qui y appellent également, pour aller vers une coordination des mobilisations et faire de la rue l'université d'été pour l'unité de tous ceux qui ne veulent pas payer la crise.

 

Tract hebdo du NPA
Version du 7 septembre 2009

Par anticaptoursnord
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Jeudi 30 juillet 2009
Police partout, justice nulle part !


Ces dernières semaines, de dramatiques bavures policières ont eu lieu dans des commissariats, des prisons et les quartiers populaires :

-          A  Argenteuil, le 9 juin, deux retraités algériens,  Ali Ziri et Arezki Kerfali (69 et 61 ans) sont roués de coups lors d'un contrôle policier. Arezki Kerfali est blessé et Ali Ziri en meurt, mais les policiers responsables sont toujours en service dans le quartier.

-          Le 8 juillet à Montreuil, Joachim Gatti, qui manifestait pacifiquement contre l'expulsion des occupants d'une clinique désaffectée, reçoit un tir de flash-ball dans la tête et perd un œil.

-          Le même jour, à Firminy Mohamed Benmouna meurt en garde à vue au commissariat « d'un arrêt cardiaque par suffocation », il se serait pendu dans sa cellule avec un bout de matelas fixé dans deux trous au mur !


A cela il faut ajouter des pratiques de plus en plus fréquentes de la police, quotidiennes dans bien des quartiers : contrôles ou interpellations au faciès, délits d’outrage, gardes à vue abusives, usage humiliant des fouilles au corps (74 agents d'EDF arrêtés pendant leur grève reconductible en font l’amère expérience le 21 mai), menottages abusifs (assortis régulièrement de méthodes d’immobilisation dangereuses, ayant provoqué la mort de Sydney Mamoka à Tourcoing en 1998, Lamine Dieng  à Paris XXème en 2007, Hakim Ajimi à Grasse en 2008), abus de perquisitions, etc.


Les conséquences des attaques sociales


Inévitablement, la politique du patronat et du gouvernement qui génère toujours plus d’injustices, de régression sociale, provoque des tensions face auxquelles ils ne connaissent qu’une réponse : la violence policière.

La police bénéficie d’une impunité permanente. Elle est couverte par le pouvoir. Les policiers responsables de bavures sont mis hors de cause dans les heures qui suivent les événements, sans qu'aucune enquête préalable n’ait été engagée.

L’autre face des attaques sociales, c’est une police et une justice qui visent à intimider la population pour tenter d’empêcher la révolte. C'est le sens des lois répressives votées depuis 2002.

Syndicalistes, soutiens de sans-papiers, jeunes des quartiers, manifestant-e-s anti-Otan et de solidarité avec la Palestine, militant-e-s antifascistes...personne n’est épargné.

Dans le droit fil du concept de guerre préventive, le pouvoir a remis au goût du jour, avec les inculpés de Tarnac, les arrestations préventives et les mises en détentions provisoires grosses de toutes les dérives totalitaires.

A cela il faut ajouter l'acharnement envers les détenu-e-s politiques et les extraditions de réfugiés politiques.

Cette politique vise tout le mouvement social.


Défendre nos droits, défendre les libertés


Il nous faut donc agir par nous-mêmes, en constituant des collectifs incluant les individus, les associations, les syndicats et les partis politiques déterminés à ne plus laisser la police agir en toute impunité.

Le NPA appelle à soutenir et populariser des campagnes en cours, telles que l’appel unitaire du Collectif Liberté, Égalité, Justice (CLEJ)  qui s’oppose à « cette alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés » ou celui de Police, personne ne bouge ?! qui mène une campagne nationale contre les pratiques policières mortelles.

La police est dangereuse, il faut la désarmer et d’urgence interdire le flash-ball et le taser et supprimer les BAC.

Pour agir contre les violences policières comme pour la défense de nos droits, la solidarité est notre arme !


Tract hebdo du NPA
Version du 28/07/09

Par anticaptoursnord
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Mercredi 1 juillet 2009

C'est dans le faste, à Versailles, que Sarkozy s'est adressé aux députés et sénateurs réunis en congrès. Cette mise en scène qui a coûté fort cher (près de 10 000 euros la minute de discours) révèle l'évolution d'un système politique toujours moins démocratique, centré sur le rôle et les pouvoirs exorbitants du président de la République.

Dans une longue litanie démagogique, Sarkozy a fait semblant de s'apitoyer sur le sort des jeunes sans diplômes alors que sa politique détruit l'école de la maternelle à l'université, sur les conditions de détention des prisonniers alors que le pouvoir ne fait que remplir les prisons, sur la situation des salariés licenciés alors que les milliards d'aides publiques vont aux banques et au grand patronat.

Mais toutes les annonces concrètes promettent une aggravation des mesures antisociales et liberticides : allongement de l'âge de départ à la retraite, poursuite de la cure d'amaigrissement des services publics avec le non remplacement d'un départ sur deux, nouvelles mesures fiscales en faveur du patronat et des plus riches (suppression de la taxe professionnelle, emprunt d'Etat), volonté d'imposer la loi Hadopi.

La composition du nouveau gouvernement est en accord avec ce programme. C'est ainsi que Darcos est nommé au Travail après avoir supprimé des dizaines de milliers de postes dans l'éducation ; que l'intime de Sarkozy et spécialiste de la chasse aux immigrés, Hortefeux, se retrouve au poste clé de l'Intérieur ; et que Châtel, le représentant des PME, cumule la fonction de porte-parole du gouvernement avec le ministère de l'Education nationale où il aura pour mission d'imposer la contre-réforme du lycée.

Développer et coordonner les résistances par en bas

La conclusion est claire, Sarkozy et Fillon ne reculeront devant rien... si on les laisse faire. Mais contrairement à une certaine gauche parlementaire, qui ne critique toujours que les formes et ne propose pas une politique diférente, les travailleurs victimes des plans de licenciements, eux, ne se laissent pas faire et résistent.

L'impasse des « journées d'action » appelées par les confédérations syndicales n'empêche pas des dizaines de grèves, de manifestations dans lesquelles la population se mobilise au côté des salariés menacés. Ainsi ces derniers jours, parmi d'autres mobilisations, les ouvriers de PTPM et de Continental ont manifesté ensemble à Paris devant le siège de PSA, 1 000 personnes ont déilé avec les Michelin à Montceau-les-Mines, et 800 dans la toute petite ville de L'Isle-sur-le-Doubs contre la fermeture de l'usine GFD.

Loin des salons de Versailles ou de Paris c'est là, dans les entreprises et dans la rue, qu'il sera possible d'imposer des reculs au patronat et au gouvernement, puis de changer les rapports de forces et d'ouvrir la voie à une autre politique. Jusqu'à présent, les luttes qui ont été menées n'y ont pas réussi (même si des concessions ont souvent été arrachées) parce qu'elles sont restées isolées, entreprise par entreprise, secteur par secteur. C'est ce qu'il faut maintenant changer, et c'est à cela que devrait aider toute la gauche politique, syndicale et sociale.

Tract hebdo du NPA
Version du 29 juin 2009
Par anticaptoursnord
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Lundi 22 juin 2009
Avec la population et les travailleurs d'Iran

Depuis le 13 juin, au lendemain de l'élection présidentielle truquée, des millions d'Iraniens descendent dans la rue aux cris de « A bas la dictature ». La répression féroce a déjà fait des dizaines si ce n'est des centaines de morts. Les jeunes, les femmes, les habitants des quartiers populaires qui forment le gros des manifestants sont maintenant rejoints par le mouvement syndical.

 


L'Union des travailleurs des autobus a déclaré sa solidarité, en affirmant : « tant que le principe de la liberté d'organisation et d'élection ne sera pas appliqué, tout discours sur la libération sociale et les droits des travailleurs ne sera qu'une farce ». Les ouvriers d'Iran Khodro, premier constructeur automobile du pays (60.000 salariés), ont engagé un mouvement de grève en ajoutant aux revendications de la rue l'augmentation des salaires et le droit de grève.

 

Pour les libertés démocratiques et les revendications du monde du travail

 

L'aspiration de la société à lever la chape de plomb étouffante du régime des mollahs et à en finir avec la répression quotidienne contre la jeunesse et les femmes qui luttent pour leurs droits, se mêle de plus en plus aux revendications propres des travailleurs qui, en Iran aussi, refusent de faire les frais de la crise. L'idée de la grève générale se répand, les possédants et les profiteurs commencent à redouter le spectre d'une nouvelle révolution.

La démagogie criminelle d'Ahmadinejad et de son tuteur, le « guide suprême » Khamenei, qui prétendent représenter les « déshérités » en s'opposant à l'impérialisme des puissances occidentales, ne doit pas faire illusion. Mais Moussavi, le « réformateur », n'est pas beaucoup plus fréquentable. Il avait été le premier ministre de la République islamique entre 1981 et 1989, à l'époque où des dizaines de milliers d'opposants, en particulier militants ouvriers et de gauche, des droits des femmes et des minorités nationales, avaient été massacrés dans les geôles du régime.

Face aux difficultés économiques croissantes, la corruption et le népotisme sont devenus de plus en plus insupportables, ce qui a exacerbé la concurrence entre les clans rivaux du régime, jusqu'à ouvrir une crise au sommet de l'Etat. Les travailleurs et le peuple se sont engouffrés dans la brèche. Et même une élection non démocratique a alors échappé à tout contrôle.

 

Leur lutte est la nôtre !

 

C'est aux femmes, aux travailleurs et à la jeunesse, à tous les manifestants qui défient la répression en n'hésitant pas à risquer leurs vies, que va tout notre soutien.

Le 26 juin, dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les ouvriers d'Iran, les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, UNSA, Solidaires) participeront à un rassemblement devant l'ambassade iranienne à Paris (12 h 30), pour exiger notamment la libération des travailleurs emprisonnés pour avoir manifesté le Premier Mai à Téhéran.

Le NPA, qui soutient naturellement ce rassemblement, appelle à développer dans les entreprises, ville et quartiers le maximum d'initiatives en solidarité avec la lutte du peuple iranien, pour le renversement de la dictature, pour la liberté et les droits des travailleurs.


Tract hebdo du NPA
Version du 22 juin 2009

Par anticaptoursnord
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