Des nouvelles d'ailleurs

Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /2008 23:11
FRANCE - Le «Nouveau parti anticapitaliste» souhaité par la Ligue communiste révolutionnaire, qui sera constitué en janvier prochain, rencontre déjà un certain succès: dix mille militants participent à sa création.
À la télé, c'était l'événement du printemps: Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, était l'invité du talk-show dominical «Vivement Dimanche» de Michel Drucker. Banco, il a réalisé la meilleure audience de l'émission pour un responsable politique, devant Ségolène Royal! Il faut dire qu'à 33 ans, celui que les médias présentent souvent comme le «jeune facteur révolutionnaire», est le chouchou des Français dans les sondages. Une popularité qui dépasse de loin son électorat: au baromètre TNS Sofres, 43 % des Français souhaitent le voir jouer un rôle important à l'avenir, ce qui le place parmi les cinq premiers. Et à ceux qui critiquent son rapport aux médias, le porte-parole martèle: «la gauche anticapitaliste n'a pas vocation à rester dans une réserve d'Indiens. La révolution, on ne pourra la faire qu'avec la majorité de la population.»
Car il ne faut pas l'oublier: star médiatique, Olivier Besancenot est également un infatigable militant. Depuis que sa formation politique a lancé l'idée d'un Nouveau parti anticapitaliste (NPA), l'ancien candidat à l'élection présidentielle française de 2007 n'en finit plus de traverser le pays à la rencontre de toutes les luttes: manifestations, actions militantes, réunions, déplacements dans les quartiers...
Pour l'instant, tous ces efforts sont couronnés de succès. «Pour nous, le contrat est rempli. En 2009, il y aura un nouveau parti révolutionnaire avec lequel il faudra compter», assurait ainsi Olivier Besancenot en clôture de la première coordination nationale du futur NPA, qui se déroulait les 28 et 29 juin dernier à Saint-Denis, dans la banlieue parisienne, et où s'étaient rassemblés huit cents délégués représentant les trois cents comités créés dans les départements français.


La LCR en minorité

Le leader historique Alain Krivine avait d'ailleurs le sourire en annonçant le chiffre symbolique des dix mille militants engagés dans la création du nouveau parti (alors que la LCR ne compte que trois mille militants). Le processus engagé il y a quelques mois aboutira en janvier 2009 au congrès constitutif, juste après le congrès de dissolution de la LCR. Dans ce nouveau parti, Alain Krivine le jure: «La LCR y sera minoritaire. Le NPA ne sera pas une LCR bis. Comme l'ont constaté les gens qui sont venus à Saint-Denis: numériquement, les membres de la LCR étaient déjà minoritaires.»
Et Besancenot d'expliquer: «Le NPA ne sera pas le nom final, mais le terme «anticapitaliste» permet de fédérer les forces prêtes à discuter. D'ailleurs, nous n'avons pas un rapport fétichiste au parti. C'est un outil politique qui n'est pas une fin en soi, mais un moyen. Et c'est vrai qu'on est arrivé à la conclusion que la LCR n'était plus un outil politique adapté dans la période actuelle. Il en fallait donc un nouveau.» Et d'ajouter: «Tous ceux qui veulent en être sont les bienvenus, le NPA ne constituera pas un horizon politique indépassable. C'est une étape, mais à un moment donné il faut faire, et plus seulement dire 'il faudrait'.»
Mais rien n'y fait: au sein des personnalités de la gauche de gauche, beaucoup restent méfiantes. Comme Susan George, présidente d'honneur de l'association ATTAC, et signataire de l'appel de l'hebdomadaire Politis pour une «alternative à gauche»1, qui soulignait le 10 juin lors d'une émission de télévision sur France 3: «Besancenot est un excellent orateur et on peut l'admirer, mais je ne suis absolument pas certaine qu'il représente toutes les sensibilités des gens qui ont été pour le Non à la Constitution européenne, et je ne pense pas du tout qu'il accepte de discuter avec tout le monde.»
Pourtant, des discussions ont été engagées entre la LCR et tous les partenaires de la gauche de gauche: «Et au final le fait que la LCR soit le seul parti à participer à l'aventure est un vrai handicap, reconnaît Alain Krivine, Mais cette situation est liée à des raisons politiques: notre volonté d'une indépendance totale à l'égard du Parti socialiste (PS), et notamment la non-participation à des exécutifs avec eux. Sur ces deux points, les autres ne nous suivent pas.»


Panique au Parti socialiste

Comme beaucoup, Susan George se souvient que la LCR fut la première organisation politique à sortir du processus d'une candidature unitaire de la gauche de gauche en 2007: «là je fais aussi un mea culpa, nous avons été incapables à partir de la victoire du Non de rassembler et de proposer un seul candidat pour les élections de 2007, soupire-t-elle, nous défendions un Non très proeuropéen, et j'ai bien peur que Besancenot ne représente pas du tout cette sensibilité, mais qu'il soit très commode pour les médias pour dire: voilà l'extrême gauche, voilà les gens qui sont à la gauche du PS, alors que ce n'est pas le cas.»
Du côté du PS justement, c'est plutôt la panique. Une cellule spéciale a même été créée pour contrer l'ascension du leader d'extrême gauche dans les sondages. Dans une note de travail, le député socialiste Pierre Moscovici a même écrit qu'Olivier Besancenot était «le rêve de Nicolas Sarkozy, qui souhaite qu'il soit à la gauche ce que Le Pen fut à la droite», et qu'il était donc «une arme du pouvoir – qui la voudrait fatale – contre les socialistes»!


Un indéniable écho médiatique

Loin de ces commentaires, le député socialiste Benoît Hamon, qui se situe à la gauche du parti, développe un autre point de vue: «D'abord, Besancenot est le révélateur de la température sociale du pays, et de l'incapacité du PS à être l'interprète des protestations d'aujourd'hui qui montent dans le pays face aux politiques libérales. Ensuite, par le passé, nous n'avons jamais eu besoin de Besancenot pour perdre les élections, et la tradition de la LCR a toujours été de se désister en faveur de la gauche pour battre la droite, donc je ne suis pas inquiet. Pour moi, l'enjeu reste principalement les classes populaires, qui ont manqué à la gauche pour gagner.»
Sur ce terrain-là, les différentes déclarations médiatiques d'Olivier Besancenot et la création du NPA ont rencontré un indéniable écho. De fait, la dynamique qui se met en place avec la création du nouveau parti permet, dans une certaine mesure, à l'urgence sociale de s'exprimer. Et ce, au moment même où, en plus des réformes conservatrices du président Sarkozy, les plus modestes ont à supporter une crise économique qui s'éternise.
«Les gens qu'on voit arriver en réunion n'en ont rien à foutre des appareils. Beaucoup ont du mal à boucler les fins de mois. Il y a beaucoup de jeunes ou de femmes qu'on n'avait pas l'habitude de voir dans nos réunions militantes», constate Gilbert Guédon, 54 ans, qui participe depuis quelques mois au NPA dans la région d'Avignon, après avoir milité pour le Non au référendum européen.
«Je ne suis pas un militant de la LCR, et d'ailleurs j'avais été très déçu quand ce parti avait été le premier à faire exploser la dynamique des collectifs du 29 mai, mais depuis le Traité constitutionnel européen (TCE), je cherchais une traduction à mes questions politiques», explique Gilbert Guédon. «Ce qui me fait prendre racine au NPA, c'est que la LCR y est effectivement minoritaire – moins d'un tiers dans notre comité. La dissolution est réalisée de fait, même si je reste sur mes gardes jusqu'à l'étape déterminante des statuts en janvier. Beaucoup de copains militants d'ATTAC, ou du PC, sont sur le pas de la porte, car ils n'ont pas envie de se faire avoir à nouveau.»
Parmi les futurs adhérents du NPA, si certains viennent d'autres partis, de syndicats, ou d'associations altermondialistes, un nombre non négligeable n'ont aucune expérience militante, notamment beaucoup de jeunes: «à la dernière réunion, c'était étonnant: il y avait sept jeunes âgés entre 19 et 23 ans! Besancenot est une véritable caisse de résonance qui parle à d'autres générations», s'exclame Gilbert.


«Le trotskisme, je m'en tape»

A Avignon, c'est le cas d'Abdel Zahiri, 28 ans, responsable associatif dans le quartier populaire de la Rocade: «Je ne sais pas du tout ce que c'est le trotskisme, je m'en tape. Mais contrairement aux autres partis, nous avons notre place au NPA. Olivier Besancenot fut le seul responsable politique depuis quinze ans à venir dans notre quartier. Et moi par exemple, je suis devenu délégué à la commission nationale des quartiers, et à la commission nationale d'animation chargée de coordonner l'ensemble des propositions avant le Congrès de janvier. Je reprends espoir, mais le NPA ne vivra que si les quartiers s'en emparent.»
Devant cette attente considérable, Alain Krivine est conscient que le NPA ne doit pas décevoir. «Depuis des mois, explique-t-il, nous recevons des milliers de lettres de gens qui nous racontent leur détresse: 'je ne peux plus finir mes fins de mois', 'je viens d'être licencié'. Le NPA a suscité un immense espoir. Nous avons effectivement une responsabilité énorme, et nous sommes conscients que nous sommes tout petit, nous le répétons d'ailleurs sans cesse, nous n'avons pas remplacé le PC, sa force, sa tradition... Il faut replacer le succès du NPA dans un contexte très difficile pour la gauche française, c'est pourquoi nous ne faisons pas de triomphalisme. Les gens qui viennent nous rejoindre ont un fort sentiment anti-PS, ils sont extrêmement déçus par ce parti, ils nous disent que c'est nous qui représentons aujourd'hui la gauche, alors que la droite n'a jamais autant tapé.»
En tout cas, la dynamique du NPA est lancée. Celle-ci est illustrée par l'altermondialiste Raoul Marc Jennar, qui vient de rallier le parti, et Clémentine Autain, ancienne adjointe au maire à la jeunesse de Bertrand Delanoë à Paris, et apparentée PC, qui était bien présente à Saint-Denis. L'annonce d'une nouvelle recomposition de la gauche de gauche en France? I
Note :
1Voir Politis du 15 mai.
Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /2008 18:57

La LCR dénonce les violences policières ce samedi à Quimper. Bafouant la parole donnée, alors que la manifestation était autorisée et que les quais devaient être ouverts aux manifestants en défense de l’hôpital de Carhaix, les gardes mobiles de Sarkozy, sans sommation, ont agressé par des lacrymogènes et des tirs tendus la foule qui écoutait le compte-rendu des élus sortant de la préfecture. Non content de fermer les maternités la politique du gouvernement s’en prend aussi aux enfants en leur envoyant des grenades aux fumées particulièrement nocives... La violence est sociale et politique quand elle ferme les hôpitaux. Elle est toujours aussi brutale quand elle empêche les salariés,les usagers, les élus, les citoyens de protester pacifiquement et de faire usage du droit constitutionnel de manifestation. Toute la journée les gardes mobiles et leurs officiers ont systématiquement provoqué les manifestants en assiégeant le centre-ville, en les encerclant,en frappant sans discernement les élus et les simples citoyens. Plusieurs manifestants ont subit de graves brûlures dont un responsable du syndicat Solidaires conduit en urgence à l’hôpital. Un jeune homme a eu les doigts arrachés par une grenade...

Les autorités préfectorales ont failli à leurs missions. Elles sont entièrement responsables des violences et blessures infligées. Le représentant de l’état doit présenter sa démission. Notre détermination,quant à nous reste intacte, jusqu’à la victoire c’est à dire le maintien de la maternité et de la chirurgie à Carhaix.

Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 22:07

 

Mercredi 11 juin 2008,

Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion - ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la “protection juridique”, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la “sécurité juridique” pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette “directive retour” devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la “directive retour”. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.

Evo Morales Ayma

Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008)


Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 15:54
  • Coucou!
Mon cri ...
N'est pas seulement le mien ... Mais celui de milliers de personnes en situation d'exclusion, d’invisibilité ... D' INEXISTENCE! … Tant humainement que légalement.Une personne handicapée vivant seulement avec l'AAH ... Un travailleur SDF ... Un SDF sans travail ... Un travailleur précaire ... Tous nous sommes à bout! 

 

HANDICAP … EN TOUTE FRANCHISE … JE DENONCE 
Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En  Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….

 JE DENONCE…

     Je dénonce le pouvoir  de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.
     Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.
      Je dénonce  le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des  deux assemblées, prend aux plus pauvres pour  donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un  pantin au service des plus riches.
   Je dénonce  les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes  osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l'Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d'action" du Gouvernement…).
    Je dénonce  encore ces dirigeants qui ont signé  une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son  Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu'à travail égal on doit toucher un même salaire…).

Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l'emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d'une "discrimination positive" à leur égard.

La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu'ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)

Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques  qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d'euros, pour Sanofi Aventis en 2007)
 Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission
Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40  qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.

DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d'euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l'année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)

 Je dénonce   ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.

 Je dénonce l’incompétence …  Le mépris …  L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite  normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie,  à ses « vieux » qui l’ont construite.

Je dénonce la misère de 850 000  handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…

(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule...)

 Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5  à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.

 e dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges,  sur le  soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes  ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit-il ?

(Qu’en est- il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l'alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d'assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).

 Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion…  Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les  riches plus  riches et les pauvres à la fois plus  pauvres et responsables des malheurs de notre société…

 Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule »,  cherchant à en faire des boucs émissaires  et à faire régner un  régime de la PEUR... »

 

-        Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …

    Je dénonce par là même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.

  Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants  … Poussettes … Même combat !

 Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé…  Car même si elles en avaient pour certaines  la volonté politique …  La compensation du  transfert des charges ne se fait pas  ou si mal.

 Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la  qualité de vie  à laquelle peut prétendre tout citoyen.

  Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.

  Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.

 Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français  d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !

Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?

Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?

 

http://motspourmaux.perso.cegetel.net/

http://www.nipauvrenisoumis.org/

 http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

S'il vous plait ... Diffusez, faites diffuser ce message ! Utilisez le s’il vous semble juste et faite lui vivre sa vie !Aidez nous à être entendu(e) s!

MERCI de votre action ... Continuez de vous battre.

Pour que les mots … Solidarité … Egalité … Humanité … Ne disparaissent pas du dictionnaire !

Merci!
A lire ... Et si ...

 

A diffuser ... Utiliser ..... Copier ...

Sans aucune modération

 Amitiés

Janine Thombrau

Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 00:34
Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 22:56

De nombreuses questions se posent au sein des comités pour le nouveau parti anticapitaliste (NPA). Comme la semaine dernière et la semaine prochaine, « Rouge » aborde une partie d’entre elles.

• Cela veut dire quoi, concrètement, un parti de militants ?

Partout cette question se pose. Parfois, on vient juste pour adhérer. Mais personne ne veut que notre nouveau parti calque ses pratiques sur celles du PS, avec des campagnes d’adhésion sur le Net à 20 euros par an. Cependant, entre cette caricature et l’autre, celle d’un parti « de moines », il y a de la marge ! Un parti de militants suppose cohésion, régularité, investissement, mais aussi diversité et souplesse. La plupart du temps, on constate une moyenne quinzomadaire pour les réunions. Dans les comités déjà constitués – comme c’est d’ailleurs aussi le cas dans la LCR –, tous les membres ne sont pas présents à chaque réunion et les niveaux d’investissement sont très variés. Nous voulons aller vers un parti de militants, dans lequel chacune et chacun puisse trouver sa place en fonction du temps que chacune et chacun souhaite, ou peut, consacrer. Il faut que l’engagement puisse durer… Pour cela, chacune et chacun doit pouvoir trouver sa place et s’insérer dans le jeu du débat et de l’action politique.

• Comment articuler réunions des comités et instances de la LCR ?

Bien entendu, la LCR existe… tant qu’elle n’est pas dissoute. Et ses instances ont toute légitimité pour se réunir au rythme qu’elles souhaitent. Néanmoins, la pratique montre que toutes et tous, militants de la LCR ou pas, mettent l’effort maximum dans la construction des comités. Nul ne veut entretenir l’existence de deux identités parallèles (membres et non-membres de la LCR), là où il nous faut converger et dépasser les identités passées pour trouver une identité commune pour le futur. Le transfert des « compétences » entre les sections de la LCR et les comités se fait à des rythmes différents selon les endroits. Les directions locales et nationale de la LCR vont peu à peu, elles aussi, confier la conduite du processus aux coordinations locales et à la coordination nationale. Quant aux débats internes de la LCR, ils n’ont rien de secret pour celles et ceux qui participent à la construction du nouveau parti.

• Comment coordonner les comités ?

De façon générale, une fois lancé, le comité se dote d’un bureau pour l’animer, associant des camarades issus de la LCR, d’autres de groupes militants associés, et d’autres qui ne sont issus d’aucun mouvement politique. Dès qu’il existe un nombre significatif de comités, ils se coordonnent à l’échelle d’une agglomération, d’un département, d’une région…

• Comment prépare-t-on la coordination nationale de juin ?

Cette réunion est à l’appel de la direction de la LCR. Il ne peut en être autrement car, aujourd’hui, il n’y a pas d’autre structure nationale légitime pour le faire. Le but est justement de modifier cette réalité. La direction nationale de la LCR, qui se réunit mi-mai, proposera un mode d’emploi plus précis. On peut imaginer un mécanisme souple de délégation, par exemple deux délégués par comité. Cette coordination nationale peut être l’occasion d’un travail en commissions sur le programme, le nom, le fonctionnement, l’orientation politique immédiate et un comité de pilotage pourrait être désigné afin de « driver » le travail nationalement jusqu’à une nouvelle coordination nationale, en octobre.

• Quelles bases pour le débat politique ? Comment choisira-t-on le nom du nouveau parti ?

Sur le nom, le débat a déjà commencé. Les idées foisonnent. Il reviendra au groupe de pilotage national de proposer une méthode de choix. Peut-être, peut-on imaginer une procédure par élimination, qui permettrait de sélectionner deux ou trois noms pour ensuite les opposer dans le cadre des congrès locaux et du congrès national de fondation ? Ou faire ce tri au congrès national ? D’ailleurs, il en va du nom comme du reste des décisions sur le programme et l’orientation. Les bases de la discussion sont connues : nous voulons construire un parti pour en finir avec le capitalisme, et donc révolutionner la société. Un parti qui privilégie les mobilisations, sans refuser par principe – au contraire – la participation aux élections et de s’appuyer sur les élus indépendants qui en découleraient. Un parti qui agisse contre l’exploitation et l’oppression, pour un programme de mesures sociales d’urgence, pour le socialisme, l’écologie et le féminisme, en œuvrant à l’unité la plus large dans le cadre des mobilisations, mais qui assume l’indépendance pleine et entière vis-à-vis de la direction du PS. À partir de là, il reviendra au congrès national de fondation de préciser l’identité politique précise du nouveau parti, et il reviendra au groupe de pilotage national, issu de la réunion de juin, d’organiser le congrès et de proposer un ordre du jour, sur la base du mandat de travail qui lui sera donné en juin.

Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 15:57

Les comités pour le nouveau parti anticapitaliste multiplient les réunions. Le point à Decazeville, à Narbonne, dans le Jura et à Châteauroux.

Decazeville (Aveyron)

Le 25 avril, s’est tenue la première réunion, avec dix-sept participants, dont plus de la moitié n’étaient ni membres ni sympathisants de la LCR. Après une présentation du projet, la discussion s’est ouverte essentiellement autour de deux interrogations sur le processus constituant lui-même et sur l’orientation politique. La première interrogation était surtout un questionnement à la LCR, qui a donné l’occasion d’apporter quelques précisions sur l’agenda : une réunion nationale des comités, fin juin, débouchant sur la mise en place d’un comité de pilotage et, à la fin de l’année ou au début de l’année suivante, l’autodissolution de la LCR et le congrès constitutif du nouveau parti. Autres précisions bienvenues : la LCR est favorable au droit de tendance ; Olivier Besancenot ne sera pas « le » porte-parole mais, sans doute, l’un des porte-parole. Concernant l’orientation, c’est un accord général sur la nécessité de construire un parti qui veut mener un combat vraiment à gauche, avec des propositions concrètes pour sortir de la logique libérale. À également été évoqué le problème de la participation aux exécutifs : il s’agit bien de faire passer nos propositions dans la pratique, mais pas d’aller au pouvoir pour aller au pouvoir. Et celui du nom, des participants indiquant que les termes communistes et révolutionnaires, à tort ou à raison, sont connotés négativement à une échelle large. Enfin, beaucoup ont demandé que l’on cherche encore à élargir la base militante, que l’on approfondisse les débats. Mais aussi que l’on passe à la pratique.

Narbonne (Aude)

Le comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste s’est attelé à l’élaboration de « règles d’organisation de la démocratie » – en fait, un projet de statuts –, qui prévoit notamment « la transparence des débats, des votes, des mandatements et de la représentation du comité », le droit de tendance, « la consultation individuelle des membres du comité », « la répartition égalitaire des responsabilités entre femmes et hommes » et « la mise en place de mandats tournants et limités dans le temps ». Le projet revient aussi sur les structures (comités, commissions de travail, assemblées délibérantes, coordinations départementales et régionales). Il préconise l’établissement d’un quorum (deux tiers des membres) et d’un vote à la majorité qualifiée (75 %), ainsi que la mise en place de trois collèges : fondateurs, adhérents, groupes organisés. Que l’on soit d’accord ou pas, voilà de quoi nourrir la réflexion indispensable sur les modes d’organisation du nouveau parti.

Saint-Claude (Jura) et Haut-Jura

Le collectif s’est interrogé sur ses priorités. Commencer à se structurer ? Intervenir dans les luttes ? Continuer à réfléchir ensemble pour être bien au clair ? C’est plutôt cette troisième approche qui a été choisie dans l’immédiat, avec la mise en place d’un cycle de cinq débats : rapports du NPA aux médias, modèle de croissance, mode d’intervention dans les luttes, définition du secteur public, fonctionnement.

Châteauroux (Indre)

Une vingtaine de personnes – dont une bonne moitié extérieure à la LCR (déçus du PCF et du PS, syndicalistes, altermondialistes, « sans étiquette » – se sont retrouvées, le 24 avril, pour une réunion publique avec Pierre-François Grond (direction nationale de la LCR). Là encore, de nombreuses questions ont été soulevées sur la nationalisation des moyens de production, le changement révolutionnaire (« par les urnes ou par la rue ? »), la résistance patronale, la démocratie participative. Soirée enthousiaste, conclue par un repas convivial et un nouveau rendez-vous pour avancer, le 13 mai.


Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 18:35

Pour les centaines de comités NPA qui existent désormais, un certain nombre de questions concrètes diverses se posent et se sont posées. nous les aborderons, semaine après semaine, en toute transparence.

• Où et comment s’implantent les comités ?

En pleine extension, le phénomène dépasse déjà largement la réalité de la LCR. Les structures qui se créent disposent d’un noyau de camarades capable de les animer et d’un nombre minimum de membres. Mais ce qui frappe, ce sont les possibilités de changement qualitatif illustrées par plusieurs expériences réussies : nous visons un recrutement plus large et plus populaire que celui de l’actuelle LCR. Cela veut dire que le nouveau parti doit être mieux implanté dans les quartiers populaires et les entreprises. Ce qui suppose parfois un effort volontariste pour organiser des réunions de lancement, là où la LCR n’est pas ou peu implantée. Il existe aussi quelques initiatives ou velléités de lancement par des groupes d’individus qui ne sont pas membres de la LCR, dans quelques quartiers, des villages, des entreprises, des établissements scolaires où la LCR n’est pas présente. Si vous lisez ces lignes et que vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

• Quels contacts unitaires ?

Nous savons qu’il n’existe pas, pour l’instant, de partenaire implanté nationalement pour le projet lancé par la LCR. Néanmoins, nous constatons que de nombreuses personnes qui participent au processus ont une expérience militante, associative, syndicale ou politique. Partout, les forces ou groupes susceptibles de pouvoir participer au processus, qui existent à l’échelle d’une région, d’un département, d’une ville, d’une entreprise ou d’un quartier, ont été invités à débattre. Évidemment, on ne sursoit pas à toute activité en l’attente de disposer de « partenaires », se laissant paralyser par d’interminables négociations unitaires. Mais, chaque fois que c’est possible, il est très positif qu’il y ait action unitaire avec de tels groupes de militants.

• Comment appeler les comités ? Comment sigler le matériel ?

Le nom qui, provisoire par définition, semble s’imposer est « comité pour un nouveau parti anticapitaliste de tel ou tel endroit » ou « comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste ». Lancer une structure nouvelle, c’est chercher à créer une identité nouvelle et c’est dynamisant. Mais pour la populariser massivement, c’est plus dur… Ce qui est connu à une large échelle, c’est Olivier Besancenot et, dans une moindre mesure, la LCR. La notoriété dudit « comité pour un nouveau parti anticapitaliste » n’en est pas là, loin s’en faut. Ceci étant, le comité en question, ce n’est pas la LCR, et il ne faut pas que cela le soit. Comment résoudre cette contradiction ? Il n’y a pas de solution magique et unique. La plupart du temps, on voit se rajouter, dans le matériel diffusé localement, quelques phrases d’explication, du type : « La LCR et son porte-parole Olivier Besancenot ont lancé un appel pour un nouveau parti anticapitaliste. Dans nos entreprises, nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’étude, partout, des comités se créent. Ensemble, prenons parti ! »

• Que font les comités une fois lancés ?

Passé la première réunion, il s’agit de concrétiser et de pérenniser. Pour cela, il faut que les réunions soient à la fois utiles et intéressantes. Il faut donc débattre et agir. Débattre des questions brûlantes posées par l’actualité pour élaborer une orientation, ouvrir la discussion sur le programme du NPA, son profil, son fonctionnement, son nom, etc. Agir, c’est-à-dire mener des campagnes de parti en lien avec les choix d’orientation faits, participer aux campagnes unitaires, discuter de l’insertion militante au service des luttes et des mobilisations sociales. Le piège, chacun l’a compris, ce serait de s’enfermer dans de « l’interne ». Faire cela, c’est organiser peu à peu les transferts des activités entre les structures de la LCR, plus « rodées », et celles du nouveau parti. Il faut aussi penser à la formation : on ne peut pas débattre à égalité, si l’on n’a pas acquis une formation préalable suffisante pour pouvoir le faire. Et ce n’est pas qu’un problème individuel que de s’y consacrer.


Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /2008 22:51

Dans le Nord-Pas-de-Calais, après plusieurs réunions ayant permis le lancement de divers comités d’initiative (Valenciennes, Douai, Bassin minier, dans le Nord ; Boulogne-sur-Mer et Dunkerque, dans le Pas-de-Ca lais), les questions posées aujourd’hui concernent le fonctionnement, le débat et l’activité de ces structures toutes neuves.

À Boulogne et à Dunkerque, les réunions rassemblent environ 25 personnes dans chaque ville, un quart appartenant à la LCR. Dans les deux cas, les comités ont choisi de se doter d’un bureau/comité de pilotage de quatre personnes, chargé de préparer les prochaines réunions, d’assurer la circulation de l’information ou de suivre les initiatives prévues. À Lille, le comité réunit plus de 40 personnes, dont un tiers sont membres de la LCR. Vu le nombre, des commissions de travail se mettent en place, une sur le fonctionnement, une autre sur l’élaboration programmatique, une troisième sur la rédaction des tracts et la visibilité du NPA. L’assemblée générale (AG) plénière est fixée, pour le moment, à un rythme mensuel.

À Valenciennes, la première AG du comité d’initiative a mandaté une quinzaine de personnes pour se constituer en comité de pilotage. Celui-ci s’est donc réuni deux fois entre les deux AG programmées. Lors de ces deux réunions, une bonne partie de la discussion a porté sur la définition du rôle du comité de pilotage et le fonctionnement du comité d’initiative. L’enjeu de ce comité de pilotage est d’adopter un fonctionnement efficace et transparent pour toutes les personnes qui s’impliquent dans le processus constituant du NPA. Il ne se substitue donc pas aux AG, mais il veille à coordonner les activités et les interventions du comité et lui permet d’être réactif et visible sur le terrain. Il propose de prendre en charge la circulation des informations, par mail et par courrier postal, la centralisation de la trésorerie et la diffusion à l’avance des ordres du jour, pour avis ou modification.

À Lille comme à Valenciennes, la question se pose de mettre en place, à brève échéance, de nouveaux comités, sur des communes, des quartiers ou des entreprises, afin que les structures fonctionnent à taille humaine et permettent à chacun de s’exprimer et d’être pleinement partie prenante du processus.

Du point de vue de l’activité, le débat se croise avec celui qui concerne la pertinence ou non de faire apparaître les comités d’initiative publiquement dès aujourd’hui. Les réponses sont diverses, y compris sur l’échéance du 1er Mai. Cela étant, et sans brûler les étapes localement, pour que les comités deviennent aussi des structures d’action et d’intervention, il faudra bien apparaître en tant que tels dans les luttes et les mobilisations. Dans les villes où des comités fonctionnent déjà, il convient de réduire au minimum la période transitoire durant laquelle les comités approfondissent les discussions, évidemment nécessaires, tandis que la LCR continue à intervenir en tant que telle dans les luttes.

Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 12:51

Le processus de construction du nouveau parti anticapitaliste (NPA), en Franche-Comté, met en lumière une série de problèmes et de questions que l’on retrouve un peu partout. Il n’y a pas de réponses toutes faites.

Plusieurs réunions ont eu lieu dans les dernières semaines, dans le Doubs, à Pontarlier et Besançon, en Haute-Saône, à Vesoul, dans le Jura, à Saint-Claude, Lons-le-Saunier et Dole. Sans compter les deux pôles importants que sont Belfort et Montbéliard, où les potentialités sont fortes mais où on n’en n’est encore qu’aux premières discussions préparatoires, le processus touche 90 personnes, soit le triple du nombre de membres de la LCR. Le profil des participantes et participants est très hétérogène. Dans le Doubs, on note la présence d’une composante écologiste radicale, parfois anar ou libertaire, porteuse notamment du débat sur la décroissance. Dans le Jura, on retrouve plutôt des associatifs (d’Attac, notamment) et des syndicalistes (CGT, FSU, Solidaires). Le constat général, c’est que ça marche ! Y compris lorsqu’il s’agit de premières réunions, qui permettent de clarifier les débats politiques, d’aplanir les difficultés et même, souvent, de lever les réticences. Les questions de la structuration, de la prise en charge collective et des initiatives sont abordées sérieusement, avec la proposition faite par des militants non membre de la LCR de préparer les prochaines réunions, comme à Besançon ou à Dole.

Dans les échanges à bâtons rompus, une série de questions émergent : il existe une méfiance à l’égard de la LCR, de l’extrême gauche et plus largement de la forme parti elle-même, notamment dès que se pose la question du pouvoir ou du mode d’organisation. La méfiance est légitime au regard de l’histoire. Il faut donc convaincre de la nécessité d’une structure coordonnée et cohérente nationalement, qui se donne des garanties de fonctionnement démocratique, et, dans la pratique, lever les doutes sur les risques de hiérarchisation, de délégation ou de substitution.

La question du bilan des deux années précédentes est souvent sous-jacente ou exprimée explicitement. On constate pourtant que la discussion fait avancer et mûrir les choses : une partie significative des personnes avec lesquelles les débats ont été nombreux, et parfois houleux, se disent maintenant prêtes à s’engager en mettant de côté ses a priori vis-à-vis de la LCR, avec l’intuition qu’il y a aujourd’hui à la fois une nécessité et des possibilités nouvelles. Enfin, le débat porte parfois sur des questions de vocabulaire, qui masquent les vrais problèmes sur les délimitations du nouveau parti. En réalité, c’est sans doute lors des débats sur le projet, la perspective alternative que portera le futur NPA qu’un alphabet et un logiciel communs pourront se constituer, au-delà des références politiques définies par l’appel de la LCR.

Beaucoup de ces questions se posent un peu partout en France. Certaines sont encore à creuser, en théorie et en pratique, notamment l’articulation LCR-NPA, puisque certains, non membres de la LCR, souhaitent adhérer dès maintenant à cette dernière pour être sûrs d’être associés au processus de bout en bout. Ce n’est évidemment pas un problème en soi, et l’état d’avancement de la discussion devrait maintenant les rassurer sur ce point. En tous les cas, les nouvelles adhésions à la LCR sont immédiatement intégrées au processus pour le renforcer. D’autre part, dans certains cas, le cadre de travail des municipales est maintenu et ne peut pas être confondu avec le cadre de construction du NPA. Il faut bien entendu prendre le temps nécessaire pour que les choses avancent sans rupture. Sur la question financière, les comités locaux vont se trouver, bon an mal an, et selon des modalités diverses, en situation d’autofinancement d’ici la coordination nationale du mois de juin. Dans ce contexte, la LCR participe, évidemment, localement, au financement du nouveau parti, en toute transparence.

Reste maintenant à tourner les comités NPA vers l’action, en organisant le transfert progressif des compétences des sections de la Ligue vers eux.


Par anticaptoursnord - Publié dans : Des nouvelles d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 

Créer un Blog

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Contacts

POUR NOUS CONTACTER

npatoursnord@free.fr

06.26.12.37.37

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés